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ESPOIR DE VIE DANS LES TENEBRES :

 

Lorsque le soleil perce à travers les nuages

Dissipant la grisaille d’un jour morne et sans joie,

Tout s’éveille, prend vie et change de visage

Comme animé soudain par de magiques doigts.

 

Ainsi vaquait le monde à ses besognes vides,

Poursuivant ses chimères aux visages fuyants

Cherchant à disperser ses ténèbres morbides

Par les flashs éphémères de ses néons dansants.

 

Philosophes, penseurs, politiciens, artistes

Aux pourquois lancinants ont essayé en vain

D’apporter leur réponse, de tracer une piste

A ce monde assoiffé et qui se meurt de faim.

 

Seul le soleil de Dieu, dans cette taie épaisse                           

S’est frayé un chemin vers l’homme agonisant ;

Dans l’ombre de l’humain, le Fils de Dieu s’abaisse

Et d’un regard d’amour, ranime le mourant.

 

Au souffle de sa voix, l’âme humaine frémit,

Comme s’irise l’onde par le vent effleurée ;

Comme s’ouvre la fleur aux rayons de midi

La voici qui revit de se savoir aimée.

 

O, douceur de la grâce, parfum de vérité,

En Jésus, Fils de Dieu, vous vous êtes incarnées :

Pain qui nous vient des cieux, manne qui rassasie,

Vous seules avez touché nos âmes alanguies.

                                                                              

   Jean-Marc AUSSET           1978

 

 

 

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