• réflexions et sujets bibliques

     

    réflexions et sujets bibliques

     

    Cette rubrique est le fruit de la réflexion de son auteur et n'engage que lui.

     Les sujets sont variés et ont surgi à la faveur de circonstances ou de nécessités qui en favorisèrent la rédaction. Leur référence centrale demeure toujours la Bible et les enseignements de Jésus-Christ, Verbe et sagesse incarnés.

    Pour avoir accès à un sujet, il suffit de cliquer en bas de page sur le chiffre correspondant à sa place dans le sommaire.

     

    SOMMAIRE :

     

    Jésus-Christ, le Roi de l'univers, le chef de l'Eglise, l'ami: JMA

    Paroles de consolation à ceux qui sont dans le deuil: JMA

    Je t'aime moi non plus: Didier Roca, Pasteur

    Le pardon au coeur de l'amour: Léon Destouches 

    Le culte en esprit et en vérité: JMA

    La Pâque chrétienne: printemps de l'humanité: JMA 

    la philadelphia et l'ubuntu: JMA 

    A propos de l'amour-agapè : JMA

    Une naissance hors norme : JMA

    Plaidoyer pour le mariage : JMA

    Faire la volonté de Dieu : JMA

    Héritiers de Dieu : JMA

    Raisons d'espérance de joie et de paix : JMA

    La face cachée du yoga : JMA

    Croire ou ne pas croire..une question de foi ! :JMA

    Tous atteints de dégénérescence maculaire congénitale : JMA

    L'extraordinaire de Dieu dans l'ordinaire de l'homme: JMA

    Construire sa vie sur du sable : JMA

    Le miracle de la repentance : JMA

    L'incarnation du Fils de Dieu : JMA

    Pensées sur le mariage : JMA

    Simples paroles d'homme ?: JMA

    Des paroles qui ne s'envolent pas : JMA

    Les dangers de la paresse spirituelle : JMA

    Mettre sa confiance en Dieu : JMA

    Valeurs toujours actuelles : JMA

    Marcher par la foi : JMA

    La sainteté, fruit de la grâce: JMA

    Source de vie : JMA

    Comment s'approcher de Dieu: JMA

     

     

     

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                   Jésus-Christ, le Roi de l'univers

                            le Chef de l'Eglise

                                   l'Ami

              

     

     

     

    Evoquer la figure de Jésus-Christ, c'est découvrir un personnage hors du commun  qui possède à la fois les attributs divins et les attributs humains.

    En effet, son destin extraordinaire le situe hors de notre temps et dans notre temps et hors de notre espace et dans notre espace.

    Hors de notre temps et de notre espace, il règne dans les cieux sur l'univers qu'il a créé. Il règne sur tout ce qui vit, sur la nature comme sur les humains.

    Dans notre temps et dans notre espace, par son incarnation qui le vit prendre forme humaine, il règna sur les puissances du mal qui l'assaillaient dans sa chair et dans son âme, sans céder un instant à la moindre tentation ; et, lorsque cloué sur la croix de l'infamie et de la souffrance la plus absolue, il est l'objet de la haine des hommes, Jésus-Christ ne perd rien de sa royale noblesse.

    Au comble de son abaissement et de son humiliation, voici qu'il implore le pardon de son Père céleste sur ceux-là mêmes pour lesquels il meurt !

    Dans notre temps et dans notre espace, hors de temps et de notre espace !

    Entre ces deux mondes séparés par des années-lumière, un chemin va être frayé, une voie royale va être ouverte à tous et inaugurée par le Fils de Dieu lui-même, Jésus-Christ, auquel Pilate avait attribué le titre de « Roi des Juifs ».

    De fait, ce roi méprisé, couronné d'épines, va ressurgir de la mort trois jours après, et se lever plus vivant que jamais, plus royal que jamais sous les traits lumineux du ressuscité avant d'être élevé dans les cieux et de siéger éternellement à la droite de Dieu, le Père !

    Dans notre temps et dans notre espace, c'est dans le cœur des hommes qu'il veut désormais établir son règne, non pas un règne physique imposé par la force, mais un règne spirituel de paix et d'amour, gracieusement offert, librement accepté.

    Car c'est ici et maintenant, qu'est donné à chaque homme qui se reconnaît pécheur, la formidable faculté de devenir enfant de Dieu, racheté de Jésus-Christ, appelé à inscrire sa vie dans ce processus révolutionnaire de la renaissance et de la résurrection pour une vie éternelle.

    Car, c'est Jésus-Christ, le grand roi de l'univers qui, dans son immense amour, nous appelle encore aujourd'hui à bénéficier de son inestimable hospitalité !

    Ses mains percées, évoquant ses souffrances endurées pour notre salut, se tendent vers nous pour nous dire ces paroles d'accueil :

    « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi! » (Apoc 3 v 20)

    Le cercle infernal du péché et du mal dont le prix à payer porte le nom lugubre de  « mort éternelle » est désormais brisé pour tous ceux qui reconnaissent en Jésus-Christ, le Fils de Dieu descendu des cieux, pour satisfaire la justice divine en mourant sur la croix de Golgotha à leur place.

    Désormais, ils se savent pardonnés, rachetés et ont reçu dans leur cœur l'assurance de leur salut par le témoignage même de Christ qui a versé en eux son Esprit de vie.

    Ensemble, ces rachetés constituent un nouveau corps qui porte le nom « d'Eglise » sur laquelle règne à jamais son chef, Jésus-Christ, lui-même.

    Le terme de chrétien, utilisé pour la première fois à Antioche pour désigner les disciples du Christ, établit un lien direct de filiation avec Dieu.

    Cette filiation est acquise par la foi et nous est rappelée à plusieurs reprises dans les Ecritures.

    1 Jean ch 5 v 1 :

    « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu et quiconque aime Celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de Lui. »

    Jésus-Christ, lui-même, fait état de cet engendrement spirituel lorsqu'il dit à Nicodème dans Jean ch 3 v 7 :

    « Si un homme ne naît d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas que je t'aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau ! »

    C'est cette génération d'hommes et de femmes, nés de nouveau par l'action de l'Esprit Saint, nés de Dieu par la foi qu'ils ont mise en Jésus-Christ, rachetés au prix inestimable du sacrifice de sa vie, qui constituent une nouvelle communauté de vie, un nouveau corps social dont Christ est la tête, à savoir la source, l'origine en même temps que le chef.

    L'apôtre Paul s'est fait le propagateur ardent et passionné de cette réalité terrestre et céleste dont il a eu la révélation au travers d'une expérience spirituelle qui marqua toute sa vie et tout son enseignement .

    C'est ainsi que nous lui devons de nombreux textes sur la relation entre l'église, corps de Christ et son chef, Christ lui-même.

    Rom ch 12 v 5 :

    « Nous, qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps et nous sommes membres les uns des autres. »

    1 Cor ch 12 v 20 :

    « Maintenant donc, il y a plusieurs membres et un seul corps. »v 27 :«  Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »

    Eph ch 1 v 23 :

    « Le Dieu de nore Seigneur Jésus-Christ, l'a donné pour chef suprême à l'Eglise qui est son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. »

    Eph ch 4 v 4 :

    « Il y a un seul corps et un seul Esprit. »

    Je vous livre enfin ce dernier texte qui est un condensé de tout ce qui justifie la place prééminente de Jésus-Christ et qui fonde la relation d'amour et de service de son corps qui est l'Eglise.

    Col ch 1 v 12-20 :

    « Rendons grâce au Père, qui nous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. Il est l'image du Dieu invisible, le premier par la naissance de toute la création . ( gr : prototokos)Car , en Lui, ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui. Il est la tête du corps de l'Eglise ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts afin d'être en tout le premier. Car, Dieu a voulu que toute la plénitude habitât en Lui ;Il a voulu, par Lui, réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix. »

    Voilà, cher lecteur, Celui qui est le chef de l'Eglise et des églises locales, le seul qui puisse légitimement en revendiquer la paternité en ces termes chargés d'affection :« vous êtes mon Eglise ! Vous êtes les brebis que le Père m'a confiées, nul ne me ravira de ma main ! » (Jean ch 10 v 28)

    Quel honneur d'être ainsi associés à Celui qui est le Maître de l'univers visible et invisible au point même d'être appelé son corps !

    Une telle association a de quoi nous bouleverser, nous remplir de confusion tant notre indignité est manifeste.

     

    Qui sommes-nous pour oser imaginer que nous puissions, en quelque manière que ce soit, user de quelque familiarité avec un être si élevé en perfection et en puissance ?

    Qui sommes-nous pour oser imaginer entretenir quelque commerce avec Lui et oser prétendre à quelque ministère ou quelque service aussi saint soit-il, sinon celui qui est réservé au plus humble des esclaves ?

    N'est-ce pas Jean-Baptiste que Jésus honora en ces termes :

     « Je vous le dis, en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste (Matt c 11 v 11), n'est-ce pas cet homme d'exception qui, parlant de Jésus, prononça les paroles suivantes ( Luc ch 3 v 16) ; « Il vient Celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers ! Lui, Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu ! »

    Dès lors, si Jean le Baptiste, prophète de Dieu parmi les prophètes, confessa son indignité devant la grandeur et la puissance de Jésus-Christ, à combien plus forte raison, ne devons-nous pas, nous, pécheurs, ressentir avec plus d'acuité encore, notre propre insuffisance !

    Qui sommes-nous ?

    Question lancinante qui tarauderait à l'infini et jusque dans l'éternité celui qui aurait reçu cette double révélation : celle de la majesté divine de Christ et celle de son indignité de pécheur si, dans le même temps, la réponse ne lui avait été providentiellement apportée, à la fois par les Saintes Ecritures et par l'Esprit même de Dieu.

    Quelle est donc cette réponse libératrice inespérée ?

    Eph ch 2 v 1-7 :

    « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, mais, Dieu qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous a rendus à la vie avec Christ – c'est par grâce que vous êtes sauvés - ; Il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. »

    Nous avons été prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ.

    En lui, nous avons la rédemption par son sang et la rémission des péchés.

    En lui, nous sommes devenus héritiers, cohéritiers avec Christ.

    En lui, nous avons cru et nous avons été scellés du Saint-Esprit.

    Nous sommes confondus devant l'accumulation de tant de grâces dont les textes lus ne donnent qu'un aperçu cependant vertigineux.

    Enfants adoptifs de Dieu, alors que nous étions esclaves du péché !

    Ressuscités avec Christ, alors que nous étions morts dans nos péchés !

    Assis ensemble dans les lieux célestes, alors que nous étions les hôtes prédestinés des abîmes des ténèbres !

    Et que dire, cher lecteur, de cette parole du Christ , roi de l'univers, qui dans son humanité exprime son amour lorsqu'il s'adresse à nous dans ces termes :

    Jean ch 15 v 14 :

    « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père ! »

    En d'autres termes, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, en nous révélant les mystères du royaume de Dieu, en nous dévoilant certains aspects de la personne divine et de son caractère, en levant le voile sur son plan de salut, en jetant la lumière sur les glorieuses perspectives du grand dénouement et de la récapitulation de toute l'histoire humaine dont la résurrection sera le point d'orgue, Jésus-Christ, nous introduit dans l'intimité de sa vie et de son être, de ses motivations les plus profondes qui expriment au plus haut degré l'amour divin incarné !

    «  Vous êtes mes amis et je vous ai parlé à cœur ouvert comme seul un véritable ami  peut le faire !  Si donc, vous voulez être mes amis, faites ce que je vous demande : aimez le Seigneur, votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre force, de toute votre âme et aimez votre prochain comme vous-mêmes ! »

    Ici encore, nous voilà tout à la fois confondus et émerveillés par une telle proposition !

    Notre indignité nous écrase et nous anéantit là où son amour nous grandit et nous relève !

    Etre appelés amis par Jésus-Christ, c'est ni plus ni moins être appelés amis par Dieu lui-même.

    Etre l'ami du Fils, c'est donc être l'ami du Père !

    Quel privilège, ami lecteur, quel honneur immérité qui nous ouvre la porte de relations exceptionnelles avec un Dieu exceptionnel !

    Nous n'aurons jamais assez de l'éternité pour dire notre reconnaissance à Celui qui accepta de s'incarner dans l'étroitesse de notre corporéité, pour nous révéler la divinité sous les traits du Fils de l'homme !

    Or, entrer dans l'intimité de Dieu, c'est aller de surprise en surprise, de ravissement en ravissement !

    «  Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis ! »

    Une telle annonce de la part de Jésus-Christ pourrait suffire à notre bonheur et rassasier nos jours jusque dans l'éternité en raison des immenses privilèges attachés à ce statut immérité et inespéré!

    Or, voici que la générosité sans limite de Dieu va dépasser ce que notre imagination aurait pu oser concevoir.

    Jusqu'alors, nous avons été les bénéficiaires passifs de l'oeuvre de salut accomplie par Dieu au travers du sacrifice expiatoire de son Fils ; voici qu'Il va plus loin encore dans notre réhabilitation, en nous considérant dignes de participer à son œuvre de salut.

    Quelle promotion ! Quel honneur que d'être associés à Dieu lui-même à une tâche aussi sainte !

    Voici ce que la Parole de Dieu nous enseigne sur ce sujet :

    Eph ch 2 v 10 :

    « Nous sommes l'ouvrage de Dieu, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. »

    Matt ch 5 v 16 :

    « Que votre lumière luise devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux ! »

    Tite ch 2 v 14 :

    « Jésus-Christ s'est donné lui-même pour nous afin de se faire un peuple zélé pour les bonnes œuvres. »

    2 Tim ch 3 v 16 :

    « Toute Ecriture est inspirée de Dieu...afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. »

    Tim ch 2 v 15 :

    « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. »

    1 Pi ch 2 v 12 :

    « Ayez au milieu des païens une bonne conduite afin qu'ils remarquent vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient Dieu au jour où Il les visitera! »

    Ces textes soulignent l'importance que Dieu accorde aux œuvres qu'Il nous a assignées car elles contribuent à manifester sa gloire et à préparer les cœurs à le recevoir.

    Avant d'être enlevé au ciel, Jésus-Christ avait formulé de façon synthétique ce projet offert à ses disciples, en leur disant :

    Actes ch 1 v 8 :

    « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. »

    C'est donc, dans ce cadre général, que l'Eglise qui est son corps, va être conduite à voir se manifester en son sein sous l'action du Saint-Esprit, de façons multiples et variées, les grâces de service qui lui permettront de répondre à la vocation que Dieu lui a adressée.

    Laissons-nous instruire par les Saintes Ecritures pour découvrir comment, au travers  de l'Eglise et de son témoignage, s'exprime « la sagesse infiniment variée de Dieu »

    Eph ch 4 v 11 :

    « Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'hommes faits, à la mesure de la stature parfaite de Christ. »

    A ces ministères particuliers, directement liés à l'édification de l'église, viennent s'ajouter ceux qui relèvent du sacerdoce universel auquel participe chaque membre pour sa part.

    1 Pi ch 3 v 10 :

    « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu'il a reçu. »

    1 Cor ch 12 v 12 :

    « Comme le corps est un et possède plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Maintenant, Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme Il l'a voulu. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »

    Gal ch 5 v 13 :

    « Frères, rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. »

    Nous retiendrons des textes lus que chaque membre du corps de Christ a reçu de Dieu un don spirituel, un charisme, en clair, une grâce de service à exercer pour le bien de tous.

    L'apôtre Paul, souligne l'interdépendance des membres du corps, ce qui ne fait qu'ajouter à la formule souvent mentionnée : « les uns, les autres ».

    Ainsi en est-il du pied, de la main, de l'oreille ou de l'oeil que l'apôtre utilise pour illustrer son propos.

    Et, afin d'éviter toute hiérarchisation discriminatoire, il prend soin d'ajouter :

    « les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. »

    L'apôtre manifeste ici une profonde connaissance de la nature humaine et de ses mécanismes qui, même lorsqu'ils sont lubrifiés par l'huile du Saint-Esprit, peuvent révéler parfois quelques points de grippage. Il sait que le Malin sait utiliser l'action corrosive du péché pour créer des points de rouille et freiner, voire bloquer la progression de l'église.

    Voilà pourquoi, après avoir évoquer les différents ministères et les dons qui leur sont attachés, Paul va fermer la porte à l'orgueil spirituel et au pharisaïsme en dévoilant la voie royale que doit emprunter chaque serviteur de Dieu, chaque ami de Christ.

    « Je vais encore vous montrer une voie par excellence », dit-il aux Corinthiens. (1 Co 13)

    Et cette voie royale porte un nom que nous connaissons bien mais que nous suivons parfois imparfaitement.

    Il s'agit du chemin de l'amour/agapé .

    Nous devons nous souvenir que cet agapé définit la personne divine selon des critères de justice, de pureté, de sainteté, de générosité et de perfection qui ne peuvent être évalués à l'aune des humains.

    De fait, cet amour/agapé a prouvé la dimension de sa véritable nature au travers de l'incarnation du Fils de Dieu, de sa mort expiatoire et du pardon qui en découle.

    C'est cet amour/agapé, essence même du divin, dont l'apôtre nous rappelle qu'il ne périt jamais.

    C'est cet amour/agapé que le Saint-Esprit a implanté dans le cœur des croyants qui anime leur être intérieur et leur transmet la vie éternelle.

    Lorsque tout aura disparu, nous vivrons avec Christ éternellement et alors nous verrons face à face !

    C'est enfin cet amour/agapé qui doit nous conduire spontanément à nous mettre au service de l'église où le Seigneur nous a placés.

    Ce service est multiforme, et il ne fait pas de doute que Dieu saura nous révéler sa nature au travers de la grâce de service qu'Il nous aura accordée.

    Conclusion :

    Sommes-nous conscients de l'immense privilège qui nous est offert d'être promus au rang « d'ouvriers avec Dieu ?

    Avons-nous conscience que servir le corps de Christ, c'est servir Jésus-Christ, le grand Roi de l'univers qui nous a mis sur sa liste d'amis ?

    Avons-nous saisi la portée éternelle du service le plus modeste accompli pour le Seigneur ?

    Notre service est-il exercé dans la joie partagée avec notre seul véritable ami, Jésus-Christ, qui nous a fait entrer dans l'intimité du Père ?

    Puissent ces quelques réflexions avoir raviver la flamme de votre premier amour !

     

    Jean-Marc Ausset 2017

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Paroles de consolation  à ceux qui sont dans le deuil:

    Jean 16 v 22 :

    « Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse, mais, je vous reverrai et votre cœur se réjouira et nul ne vous ravira votre joie. »

    Les paroles que nous venons de lire sont adressées par Jésus à ses disciples auxquels il vient d’annoncer son prochain départ vers le Père, celui qui l’a envoyé. Certes il a assorti cette nouvelle de l’envoi du consolateur, l’Esprit de vérité, mais cela n’empêche pas les disciples d’être dans la tristesse.

    Alors, Jésus leur précise qu’il les reverra et qu’ils seront remplis d’une joie que personne ne pourra leur ôter.

    En disant cela, Jésus fait référence à sa résurrection qui sera la source d’une paix et d’une joie inépuisable.

    Avant cet évènement hors du commun, il y aura les affres de la crucifixion accompagnées de la détresse et des craintes des disciples qui seront dissipées lorsqu’il apparaîtra à nouveau vivant, ressuscité.

    Puis il y aura l’ascension en comité restreint, marquée par la bénédiction du Seigneur avec l’annonce de son prochain retour.

     

    Si ce texte avait un sens pour les auditeurs de Jésus, il en a aussi un pour vous qui avez perdu un bien-aimé, même si votre contexte est différent.

     

    Ce qui nous rattache à ce texte, c’est d’une part la tristesse liée à la disparition d’un être cher et, d’autre part, la joie promise avec l’espoir d’un revoir.

    Le Seigneur ne nie pas la réalité de la tristesse. N’a-t-il pas pleuré devant le tombeau de son ami Lazare ? Mais, ce qu’il annonce, c’est le retour de la joie, et comme son regard porte loin, il parle d’une joie sans fin à l’abri de toute atteinte.

    Et, c’est ici que surgit avec force tout ce qui fonde l’espérance chrétienne, votre espérance pour vous qui êtes affligés, aujourd’hui !

    Et cette espérance est bien celle de la résurrection qui est le cœur de l’Evangile de vie !

    1 Thessaloniciens 4 v 13 :

    « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, croyons aussi

    que Dieu ramènera par Jésus et avec lui, ceux qui sont morts. » 

    Ce texte est à rapprocher des paroles de Jésus adressées à Marie dont le frère Lazare vient de mourir.

    Jean 11 v 25 :

    « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

    Ce « crois-tu cela »  adressé à Marie a traversé le temps et l’espace pour nous atteindre ici et maintenant.

    Il est la clé qui ouvre la porte de l’espérance, de la paix, de la joie, en un mot de la vie éternelle, par l’action immédiate, surnaturelle mais bien réelle du consolateur, du paraclet, de son Esprit-Saint qui est capable d’opérer en chacun de vous ce miracle de transformation.

    J’aimerais, chers lecteurs, que cette réalité de l’espérance chrétienne soit votre partage et une source d’apaisement et de consolation.

    Concernant votre cher disparu, souvenons-nous qu’il est désormais dans la paix de son Maître. Jésus n’avait-il pas dit à son voisin crucifié qui l’avait reconnu comme exempt de tout mal : « je te le dis en vérité, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »

    Telle est l’heureuse condition de celui qui vous a devancés !

    Peut-être connaissez-vous ces belles paroles d’un gospel qui dit :

    «  Rock my soul in the bosom of Abraham »: Berce mon âme dans le sein d’Abraham.

    Il y a dans ces paroles toute la tendresse d’une mère à l’égard de son enfant.

    Il y a dans ces paroles tout l’amour que notre Père céleste a pour chacun de ses enfants.

    L’image du paradis évoque celle d’un parc, d’un enclos protégé de toute intrusion extérieure où tout est calme, paix et douceur avec la présence affectueuse et rassurante de Dieu dont jouit aujourd’hui, votre cher parent ou ami.

    Vous concernant, vous, ici et maintenant, vous pouvez être encouragés par l’apôtre Paul, lorsqu’il écrit aux Philippiens ch 4 v 5 à 7 les paroles suivantes :

    « Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

    La paix qui surpasse toute intelligence, car elle procède de Dieu lui-même et qu’elle échappe aux normes humaines. Elle ne peut s’expliquer rationnellement.

    Elle pénètre l’âme angoissée, attristée, affligée. Elle est comme une rosée qui sans bruit se dépose sur les feuilles desséchées. Elle calme la douleur comme un baume et redonne la vie.

    Ainsi agit le Saint-Esprit consolateur dans le cœur de ceux qui tournent leurs regards vers Le Seigneur.

    C’est ainsi que l’apôtre Paul qui connut la persécution, la lapidation, la faim, le froid, la solitude et le deuil, a pu écrire ces belles paroles que je vous livre,

    dans 2 Corinthiens 1 v 3 :

    « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction. »

     

    Permettez-moi maintenant, chers lecteurs, de quitter votre présent riche de la consolation divine, pour porter plus haut et plus loin vos regards vers ce lieu où nous serons réunis éternellement avec ceux qui sont chers à nos cœurs et qui nous ont précédés.

    Ce regard eschatologique se trouve dans le livre de l’Apocalypse au chapitre  21 v 1 à 4 :

    « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avait disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et, j’entendis du trône une voix forte qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

    Que cette évocation de notre destinée finale soit de nature à fortifier votre foi et à alimenter votre espérance.

    Souvenez-vous aussi de cette belle parole de notre Maître dans le sermon sur la montagne.

    Il s’agit d’une promesse : Matthieu 5 v 4 :

    « Heureux les affligés, car ils seront consolés ! »

    Comprenons bien que c’est la consolation qui est la source de ce bonheur !

    Je terminerai en reprenant le beau texte du début de notre méditation :

    «  Vous donc aussi, vous êtes dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira et nul ne vous ravira votre joie. »

    Par son Esprit, le Seigneur est présent en chacun de ceux qui l’ont choisi pour Sauveur et Maître. Il est, aujourd’hui et éternellement la source de votre consolation, de votre paix, de votre joie.

     

                                                                         Jean-Marc Ausset

     

     

     

     

     

     

     

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  • je t'aime moi non plus

    Didier ROCA, pasteur

     

    La "presse people" et ceux qu'on appelle les "réseaux sociaux" en raffole : les histoires d'amour des célébrités n'ont rien de secret pour eux. C'est la course au scoop, il faut avoir "la" photo volée qui va faire vendre du papier, de la publicité et qui va faire jaser … et peu importe s'il n'y a pas une miette de vérité dans ce qui est donné en pâture à un "grand public mateur".

    Même si vous n'êtes pas amateur du genre, vous ne pouvez pas ignorer que celui-ci vient enfin de trouver le grand amour à Ibiza, alors que ces deux-là divorcent, parce qu'elle a succombé au charme ravageur de ce brun aux yeux bleus dont la photo s'étale partout. C'est le "fast-food" de l'amour-sexe, la tyrannie du : "je vois, je prends, j'use, puis je jette, je passe à une autre histoire" … à un autre grand amour bien entendu.

     

    "Dis papa ! Dis maman ! C'est quoi l'amour ?" Beaucoup de parents ne savent plus répondre à cette question. On parle de plus en plus de perte de repères : mais qui veut encore en retrouver quelques-uns ?

    On nous dit que la fidélité dans le mariage et dans la relation amoureuse, c'est dépassé, que c'était la morale de nos grands-parents, celle qui a été jetée aux oubliettes. Certains dont la parole fait autorité, notamment auprès des jeunes, parce qu'ils sont eux-mêmes jeunes et célèbres, disent qu'il est impossible d'aimer longtemps une seule personne et qu'il est préférable de changer aussi souvent qu'on le souhaite. Chacun vit sa vie comme il l'entend, mais pour justifier ses choix est-il nécessaire de les ériger en loi et de les présenter comme étant un progrès moral et social ? Où sont donc les notions de respect de soi-même et de l'autre ?

    Est-il juste de dire que vivre ainsi c'est la seule façon d'aimer qui soit valable ?

    C'est là une habile façon de fermer la porte à toute réflexion et de justifier à peu de frais ce qui n'est qu'une négation de l'amour véritable.

     

    Aujourd'hui quand on parle d'amour, on ne parle que du plaisir que procure une relation … mais d'engagement durable, de fidélité, de don de soi, il n'en est plus question. L'amour est devenu une satisfaction et une jouissance qu'on va chercher et qu'on prend chez l'autre (quand on ne l'exige pas), il n'est même plus un sentiment : au mieux, il devient un "CDD" un Contrat à Durée Déterminée.

    Mais de l'amour comme don total de soi, comme recherche de la communion avec l'autre, de l'amour comme construction d'une vie, il n'en est plus question. L'amour est certes un sentiment profond, mais s'il n'était que cela, il ne serait pas l'amour, car il serait alors sujet à la météo capricieuse de ce qui se passe dans les profondeurs de l'âme humaine. L'amour est aussi un engagement, une alliance pour la vie.

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    Quand parlant de l'union d'un homme et d'une femme, Dieu dit : "l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils ne feront qu’un." (Genèse 2:24) Dieu ne parle pas d'un état temporaire, mais bien d'un engagement mutuel pour une vie. Qu'il puisse y avoir des échecs, c'est une réalité incontournable, mais l'échec devrait être l'exception et non la règle.

    Dieu a choisi d'aimer l'homme, c'est un choix définitif et malgré tous les égarements de l'humanité depuis la nuit des temps, Dieu aime l'homme. Le modèle qu'il propose est bien différent : "Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté envers nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que par lui nous ayons la vie. Et cet amour consiste non pas dans le fait que nous, nous avons aimé Dieu, mais dans le fait que lui nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés." (1 Jean 4:9-10). L'amour est une offrande … c'est aussi un choix qui mérite qu'on y consacre tous ses efforts, sans calcul et sans limite de temps. L'amour dans le couple, est la construction de toute une vie, mais c'est une construction joyeuse dans laquelle nous pouvons vivre cette parole de la Bible : "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir." (Actes 20:35)

     

     

     

     

     

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    Le pardon au cœur de l'amour

    Léon Destouches

     

    L'amour :

     

    « L'amour doit être comme un flambeau qui ne s'éteint pas, une lumière éclatante qui brille même jusque dans l'obscurité. »

     

    L'histoire du fils prodigue qui parle du pardon offert gratuitement et avec largesse, illustre parfaitement la puissance de l'amour.

     

    le pardon au coeur de l'amour

     

    Le chemin de la repentance du fils :

     

    « Je voudrais revenir à la maison !

     

    Ramène-moi sur les pentes douces. Je suis fatigué de marcher sur la rocaille qui mutile mon corps, de marcher sur ces bêtes venimeuses qui se cachent sous les pierres, piquent et mordent quand on ne s'y attend pas.

     

    Je me souviens du bonheur qui régnait sous ton toit, du réconfort au creux de ton aile .

     

    Me reste-t-il un peu d'espoir de retrouver cette chaleur sous ton aile ? Même sous une seule plume, j'en serais heureux, je ressentirais comme autrefois tout l'amour qui y régnait .

     

    Redonne-moi une chance , permets mon retour à la maison ! »

     

    Dieu est un Dieu d'amour :

     

    Ce qui me bouleverse beaucoup, c'est que beaucoup de gens font de notre Dieu un Dieu sans pitié.

     

    « Dieu n'est pas un Dieu vengeur ni barbare, ni un assassin » comme beaucoup de religions le laisseraient penser par leur façon de le présenter . Si c'était le cas, que serions-nous à l'heure actuelle ?

     

    Non, Dieu, est un Dieu juste il est plein de pardon et d'amour.

    Il sait donner ce qui est bon à tous les égarés qui ont regretté leurs fautes et sont revenus vers Lui . Il accorde le retour à la maison, Il se réjouit du retour d'une de ses brebis qui s'était perdue.

     

    Il ne désespère pas, Il sait attendre. Il va même au delà, Il va à leur recherche afin de les ramener à la maison.

    Il connaît toutes celles de son troupeau.

    Mais toutefois, je pense que lorsque nous nous éloignons un peu trop loin de la maison, il permet notre humiliation, afin de nous faire comprendre qu'on ne trouvera jamais de meilleur abri ailleurs.

     

    Dieu ne veut pas nous plonger dans la douleur ni dans le malheur, non ! Il veut simplement nous voir dans un bonheur complet.

    Vivre pour Lui et avec Lui sans conditions, c'est là le véritable bonheur !

    Il ne faut pas faire supporter aux autres ce qu'on a pu endurer ; au contraire, il faut leur donner toute l'affection qu'on aurait voulu avoir. Œil pour œil, dent pour dent , non ! Ce n'est pas ça l'amour et le pardon.Si on veut vivre en paix et heureux, il faut apprendre à pardonner ! C'est la base de l'amour.

    Rien ne tient debout sans cela.Tout s'écroule sous le poids de l'absurdité.

     

    Le monde aurait tant à apprendre, comprendre , donner, admettre, mais une partie rebelle et cruelle habite en lui qui l'empêche de s'ouvrir à une bonté totale.

    Son incompréhension l'empêche de voir les choses en face.

    Que fait votre Dieu? dit-il.

     

    Dieu n'a pas fait des automates mais des peuples libres, libres d'accepter ou de refuser. L'indécision n'a pas sa place. Il n'y a pas d'entre-deux. Nul ne peut se soustraire à ce choix vital !

     

    « Tu es l'argile, Il est le potier, tu es l'acier, Il est le forgeron, tu es l'or, Il est l’orfèvre. Tu ne seras jamais au-dessus de Lui, car c'est Lui le fondateur de toutes choses. »

     

    Textes bibliques :

     

    Nous trouvons les réponses dans sa parole écrite qui nous éclaire sur ce sujet.

    Luc: 15 v 11/24: 18.v 13/14

    Matthieu.18 v 10/14:La parabole du mouton égaré et retrouvé.

    Matthieu.7 v 21/23 : Dire et faire.

    Osée. 14: La guérison du peuple infidèle.

    Michée. 7 v 8/20 : Espérance et prière du peuple.

     

    Hymne au Christ :

     

    On devrait se réjouir de l'amour que Dieu nous témoigne, le glorifier pour tout ce qu'il a enduré pour nous.

    Observons seulement tout ce qu'il a fait pour nous.

     

    Ce qui nous donne la preuve de son amour pour les êtres humains, c'est toute sa création.

    Du haut des cieux, tu as regardé, tu as écouté et vu la misère sur la terre et tu es venu porter ta richesse.

     

    Du haut des cieux, ton royaume somptueux et glorieux, tu es descendu jusqu'à nous ; non dans un château, mais dans une étable comme un pauvre ; toi qui es riche, tu es venu comme un serviteur, toi le Roi des rois. !

     

    Tu as quitté pour un moment ton royaume pour te mettre au service des humains qui on bien voulu t'accepter .

    Tu t'es présenté non pas dans un palace mais dans une étable, au milieu d'un peuple pauvre et malade qui a posé les regards sur toi et ouvert ses oreilles à ton écoute.

     

    le pardon au coeur de l'amour

    Chaque année qui passe, c'est la fête de ta venue, aujourd'hui encore, nous ne l'avons pas oubliée; ta place est dans notre amour et dans la vie de tous les jours.

     

    L'égoïste et le méchant t'ont fait du mal. Ils ont rejeté ta justice qui est douce, pour se glorifier eux mêmes.

     

    Ils t'ont cloué sur une croix sans que tu dises un seul mot déplacé; tu as vécu un moment affreux et douloureux.

     

    le pardon au coeur de l'amour

     

    Jour de souffrance pour ton peuple en ce jour terrible, ne sachant plus à qui se confier. Ce que tu as fait, il ne l'ont pas compris tout de suite.

     

    Tu es revenu à la vie et tu t'es présenté devant tes disciples pour témoigner de ta grandeur et de ta puissance divine.(Jean 20:/1)

     

    le pardon au coeur de l'amour

     

     

     

    Jour béni de gloire et de puissance et de joie que le jour de ta résurrection !

    C'est une magnifique et heureuse nouvelle qui nous est parvenue !

     

    Ton église s'est agrandie de jour en jour.

    Oh! mon grand roi, c'est toi que l'on acclame !

    Écoute ton peuple se réjouir, ils s'unissent pour t'être dévoués.

    Écoute-les chanter à ta gloire et danser en ton honneur !

     

    C'est une vie nouvelle pour ceux qui viennent à toi;

    Ils ont compris que tu es leur protecteur et la sécurité de leur vie. Écoute-les chanter ton nom ; c'est ton peuple bien-aimé qui est en fête pour te célébrer. Ce sont nos cœurs et notre amour qui te louent et te bénissent, Seigneur !

     

    Jésus, mon soutien :

     

    Quel soutien !...Quel soutien ! Quel soutien est Jésus !

    Passager sur la terre, émigré dans un monde en folie, Il défriche le chemin et arrache les semences dangereuses et les désirs impropres et mauvais.

    L'horizon est dégagé, je peux avancer en toute sécurité.

    Quel soutien !... Quel soutien est Jésus !!!

    Revêtu de sa grâce, et d'une fidélité sans faille,il guérit les malades, rassasie et désaltère celui qui a faim et soif de sa présence et de sa vérité.

    Quel soutien !.........

    Grand roi aimé et reconnu suivi par son peuple vers la terre promise.

    Quel richesse !...Oui quel trésor est Jésus !

     

    Mon Dieu est la clé d'une vie harmonieuse où couleront des jours sans reproche où les embûches ne feront pas obstacle à la vie promise.

    Les sentiers seront découverts à gauche et à droite, rien de mal n'y apparaîtra.

    Les mots :sauvage, barbare seront effacés; la douceur remplacera la férocité; le miel est offert, le fiel est rejeté,le jus de raisin fermenté n'aura plus d'effet sur celui qui en boira. Tout sera découvert.

    Rien ne sera caché.

    L'honneur a chassé la honte et le sérieux la vanité .

    Gloire à Dieu : Notre Seigneur. !

     

    Le temps perdu :

     

    Que de temps perdu ! Que de temps gâché au service de ce qui n'apporte rien !

    Tout ce temps passé à fermer les yeux et à se boucher les oreilles devant ce qui est juste.

    Prendre plaisir aux futilités et à la vanité réduit à l'impuissance la force nécessaire pour ne pas tomber dans la folie destructrice d'une vie gâchée, n'assurant qu'un plaisir passager menant à une ruine totale, de fêtes en fêtes dérisoires, n'apportant que peu de bonheur.

    Que de temps et d'amour perdu !...

     

    Retrouver le temps d'aimer :

     

    Accepter la justice de Dieu, c'est retrouver le temps d'aimer.

    Mettre Dieu à la première place et en priorité est d'une grande sagesse.

    Prendre sa parole au sérieux, c'est une vie pleine de grâce acquise pour l'éternité.

    Dieu est le salut de nos âmes, il prend soin de ses serviteurs fidèles.

    Mon Dieu est la clé de ma vie ; mon Dieu est la clé de ma richesse, le Roi de mon âme.

    Sa douceur est le soutien de mes jours.

    Son Esprit réjouit ma vie de son enseignement.

    Sa fidélité vivifie mon esprit.

    Si quelqu'un me sert, dit Jésus, le Père l'honorera (Jean 12 : 26)

    Jérémie:chapitre 17 verset 5 à 10

    Gloire à Dieu notre Seigneur et grand Roi à qui appartiennent toutes choses.

    Béni soit son Esprit qui nous conduit toujours dans la vérité ! Amen !

     

     

                Léon Destouches, Machecoul le 10 juin 2015

     

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  • LE CULTE EN ESPRIT ET EN VERITE

    DANS L’EGLISE 

    Quelques réflexions pastorales 

    Jean-Marc AUSSET 

     

    Textes bibliques de référence : 

    Jean 4 v 23 : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le père demande. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. » 

    Philippiens 3 v 3 : «  Les circoncis, c’est nous qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons pas notre confiance en la chair. » 

    Hébreux 12 v 28-29 : « C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant. » 

    Hébreux 12 v 22-24 : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. »

     

    I)  Préambule : 

    Les lignes qui vont suivre sont issues d’une prédication qui traitait de la façon dont nous venons rendre un culte à notre Dieu et dans quel état d’esprit.

    Notre pratique de cet exercice éminemment spirituel est-elle toujours à la hauteur des attentes de notre Dieu ?

    Quels peuvent être les facteurs qui nous en écartent ?

    Ces questions sont d’importance car c’est de leurs réponses que vont dépendre à la fois la richesse de notre communion avec le Seigneur et de notre enrichissement spirituel. 

    Nb : le style oral de la prédication a été en partie conservé

     

    II) Du vrai « culte » : 

    Le terme « culte » est si dense, si riche de sens, si ancien et riche d’histoire, si galvaudé aussi, si souvent employé à mauvais escient, si multiforme, mais aussi, si central dans son acception chrétienne, qu’il m’a fallu me laisser remettre en cause, déterminer les limites de son étude tant le sujet est vaste, trouver enfin une porte d’entrée pour avoir un regard renouvelé sur la personne de Celui qui en est le centre, le Dieu créateur et sauveur.

    Rappelons qu’indépendamment des formes qu’il peut revêtir, le culte chrétien associe intimement le service et l’adoration si l’on se réfère au grec.

    Ainsi, rendre un culte à notre Dieu, c’est venir l’adorer et le servir.

     

     

      1) Nécessaires remises en cause : 

           a) Considérations sur les motifs de participation au culte dominical : 

     Il est nécessaire de s’interroger sur les raisons qui poussent les chrétiens à franchir semaine après semaine le seuil de leur temple ou de leur église.

    Certes, aucun des motifs que je vais évoquer ne mérite une désapprobation quelconque, car ce sont tous des motifs honorables et même vertueux !

    Nous exclurons donc de cette liste les raisons peu louables liées à la routine, au formalisme ou encore, à la crainte d’être mal vu en cas d’absence renouvelée ! 

    Ici, nous n’évoquerons que les bonnes raisons de notre présence au culte. Il y en a au moins deux :

    La première, sans laquelle la seconde ne serait pas, pourrait s’énoncer ainsi : venir ensemble, en un même lieu, pour rencontrer notre Dieu, pour l’adorer, pour le louer, pour Lui rendre gloire,  pour recevoir ses instructions, pour partager le repas du Seigneur, pour réaliser ici et maintenant l’unité du corps de Christ.

    Tel est l’objet premier du culte dominical ! 

    La seconde : partager la joie de la communion fraternelle, du bien-être ensemble, des échanges de joies et de peines, dans une ambiance sereine, affectueuse et paisible que permet notre fraternité en Esprit. 

    La question qui se pose à nous est donc la suivante :

    Est-ce que nos rassemblements dominicaux s’inscrivent bien dans ce schéma ?

    Et si ce n’est pas le cas, où se situent les failles ?

     

    b) Une erreur subtile mais aux conséquences délétères: 

    Par quel biais, ce moment solennel tout offert au Seigneur de l’univers, au Créateur de tout ce qui vit, dont la parole toute puissante crée et recrée selon ses desseins éternels, par quels moyens subtils, ces instants d’adoration offerts à Celui qui est descendu des cieux pour sauver les pécheurs que nous sommes, peuvent-ils être, sans que nous en ayons conscience, détournés de leur objet principal nous privant partiellement des bénéfices d’un tel rendez-vous ? 

    La raison en est simple : par l’inversion de l’ordre des motifs de notre présence ! 

    Il ne faut pas se voiler la face, notre joie d’être ensemble, la perspective de se retrouver entre enfants de Dieu, de partager l’affection fraternelle, d’échanger des nouvelles les uns avec les autres, constituent souvent l’attrait premier de notre venue au « culte » ! 

    Ne vous méprenez pas sur mes propos ! 

    Réaliser ensemble, en un même lieu, « l’Eglise, corps de Christ » visible aux yeux du monde et aux yeux des anges, est la chose la plus excellente qui puisse exister jamais ici-bas !

    Mais, le but premier de l’église locale dans ses rassemblements dominicaux, est avant toutes choses, de glorifier Dieu, de lui rendre un culte en esprit et en vérité ! 

    c) Les conséquences de l’inversion des priorités : 

    Dès lors, si nous perdons de vue la raison fondamentale de notre venue au culte, à savoir rendre un culte communautaire au Seigneur, alors, non seulement, notre cœur ne sera pas préparé ni entièrement prédisposé à l’adoration, à la louange et à l’écoute de sa Parole nous privant ainsi de multiples bienfaits spirituels, mais, de surcroît, le Seigneur verra dans notre partielle participation un sujet de tristesse tandis que l’Adversaire y verra un sujet de joie ! 

    Le pasteur Robert Dubarry, co-fondateur de l’Association Evangélique des Eglises Baptistes de Langue Française et pasteur de l’Eglise Baptiste de Nîmes, utilisait fort à propos la formule suivante : bien faire le bien !

    Elle me semble s’appliquer à la situation décrite précédemment. 

    III ) Bien faire le bien : 

    Désirer se retrouver ensemble entre enfants de Dieu est quelque chose de bien et même de très bien !

    Mais, en l’occurrence, bien faire le bien, c’est se retrouver ensemble, non seulement pour la joie que cela procure, mais en premier lieu et avant tout, pour rendre un culte à notre Dieu ! 

       1) Sire Dieu, premier servi ! 

    Or, rencontrer Dieu nous conduit infiniment au-delà de ce que nous apporte  la seule rencontre avec nos frères.

    Rencontrer Dieu, c’est rencontrer notre créateur, le Dieu trois fois saint dont la puissance et la gloire ne sauraient nous effleurer sans nous consumer, si la personne de Jésus-Christ, notre Sauveur, ne nous offrait sa divine protection.

    Rencontrer Dieu, c’est aussi rencontrer Celui dont l’Amour est allé jusqu’à pardonner l’impardonnable, à savoir le rejet de sa personne divine dont, cependant, toute la création crie l’évidente présence.

    Rencontrer Dieu, c’est franchir le parvis de son Temple et entrer dans le lieu très saint, là où Il règne dans le rayonnement de sa  gloire inégalée et inégalable.

    Rencontrer Dieu, c’est recevoir avec ravissement la chaleur de son amour de Père.

    Dès lors, quel autre motif aussi puissant pourrait nous conduire en  ce temple ?

    Reconnaissons humblement qu’il nous est arrivé d’y venir en oubliant Celui qui nous y attendait, davantage soucieux d’y rencontrer tel ou tel de nos frères ! 

       2) L’orgueil, racine de tous les maux : 

    Bien faire le bien n’est pas toujours chose facile et requiert de notre part vigilance, honnêteté, lucidité, humilité et prière. 

    Se laisser entraîner, inconsciemment ou pire complaisamment – cela peut arriver- sur cette pente dangereuse d’inversion des priorités, peut, à terme, conduire à des désastres : désastres pour l’église en tant que communauté, désastres pour les intéressés eux-mêmes. 

    L’auteur de l’épître aux Hébreux conseillait, ordonnait même à ses lecteurs dans Heb 10 v 25 :

    « N’abandonnons pas notre assemblée comme c’est la coutume de quelques-uns, mais, exhortons-nous réciproquement et cela d’autant plus que le jour s’approche ! » 

    Si quelqu’un faisait les statistiques des chrétiens qui abandonnèrent un jour leur assemblée, il est fort probable, si j’en crois mon expérience, que les 9/10° ne le firent pas pour des raisons théologiques mais à cause de problèmes relationnels avec d’autres chrétiens. 

    Tel est, en effet, le danger qui guette les enfants de Dieu, et par là, les églises, lorsque l’objet central et fondateur des rencontres dominicales, à savoir le service et l’adoration de Dieu, perd sa place et sa prééminence. 

    Dès lors, Jésus-Christ n’étant plus le pôle fédérateur d’une commune adoration, toutes les dérives sont possibles.

    Détourner nos regards du Christ, notre Modèle parfait, au nom duquel nous nous réunissons, c’est courir le risque, non seulement de ne pas profiter avantageusement de ses enseignements et de son exemple, mais, de ne plus les porter que sur nos frères.

    Et, c’est ici que l’Adversaire nous guette !

    En effet, ces derniers sont comme nous en marche vers la perfection et donc, toujours imparfaits. Dès lors, le risque est grand de voir surgir en nous les sentiments charnels de la critique, du jugement voire de la jalousie, préludes à la discorde, au ressentiment, à la séparation.

    Le Seigneur n’avait-il pas dit dans Luc 9 v 48 ? :

    « Celui qui est le plus petit parmi vous, c’est celui qui est grand ».

    Pierre n’avait-il pas rappelé cette règle d’or du comportement chrétien dans 1 Pierre ch 5v 5 ?

    « Tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité. » 

    L’orgueil, antonyme de l’humilité, constitue donc le tendon d’Achille du chrétien qui manque de vigilance et qui détourne son regard du Christ.

    Cet orgueil, qui est toujours tapi au fond de notre cœur, ne demande qu’à refaire surface dès que « l’homme nouveau » baisse la garde.

    Cet orgueil que nous parons pudiquement du terme « d’amour-propre » ! 

    C’est bien cet orgueil qui fait le plus de ravages dans les églises lorsque le Christ n’étant plus au centre des saintes assemblées, les sourires de connivence et d’affection d’hier se transforment en rictus amers, alimentés souvent par la jalousie ou l’amertume. 

    3) Comment bien faire le bien : 

    Il faut pour ce faire rétablir l’ordre des priorités !

    Prendre conscience de la majesté et de la sainteté de Celui au nom duquel nous sommes rassemblés.

    Se préparer spirituellement à cette rencontre dans le recueillement et le silence.

    Respecter ceux de nos frères qui sont déjà entrés en communion avec le Seigneur.

    Evacuer de notre esprit toute pensée qui viendrait nous distraire de notre objectif : honorer notre Dieu. 

    Une telle attitude, trop souvent négligée de nos jours, est propice à une participation active aux différents moments du culte. Elle est une condition sine qua non à une communion intime avec notre Dieu et, en même temps, à des relations saines et sanctifiantes avec nos frères.

    S’incliner devant Dieu avant l’ouverture du culte, c’est déjà Lui rendre un culte.

    C’est aussi adopter une attitude d’humilité qui gardera nos cœurs de toute tentation de jugement ou de comparaison avec nos frères car nous aurons déjà dialogué en silence avec notre Maître.

    IV ) Conclusion : 

    Il appartient aux conducteurs spirituels et aux pasteurs de faire en sorte que les cultes qu’ils président soient empreints d’une solennité qui en traduise le caractère de sainteté.

    Je n’entends pas le terme de solennité dans un sens emphatique mais dans celui de respect et de recueillement qui se marient heureusement avec la simplicité et le bon ordre.

    Se présenter devant le Roi des rois impose une attitude d’humilité et de révérence qui en traduise la grandeur et la majesté, excluant donc tout désordre et tout brouhaha constatés parfois en début de culte dans certaines communautés.

    Il appartient à tous ceux qui viennent assister – je devrais dire plutôt participer- à un culte,de prendre conscience du caractère exceptionnel de ce moment privilégié auquel le Seigneur les convie : il s’agit rien moins que d’entrer en sa présence dans le Saint des Saints !

    C’est alors, conduite par l’Esprit Saint, que son Eglise pourra Lui rendre un culte en esprit et en vérité ! 

     

    2 Corinthiens 13 v 11 

    « Au reste, frères, soyez dans la joie, 

    perfectionnez-vous, consolez-vous, 

    ayez un même sentiment, vivez en paix 

    et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous ! »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • La Pâque chrétienne : printemps de l’humanité

     

    Introduction : 

    Etant né un 21 mars, l’année 2013 fut pour moi l’occasion d’un profond bouleversement !

    Cela faisait 67 ans que je fêtais en même temps que l’anniversaire de ma naissance celui de l’arrivée du printemps que signait depuis des temps immémoriaux l’apparition des primevères ( du lat : primum ver : début du printemps ). 

    J’appris, décontenancé, que cette année, le printemps ( lat : primus tempus ) prenait place le 20 mars ! Tous mes repères forgés au cours des ans s’en trouvèrent chamboulés !

    De surcroît, j’appris aussi que pour revenir au 21 mars, il me fallait attendre jusqu’en 2102. Un rapide calcul me renseigna sur mon âge à cette date :156 ans !

    Peut-être, me dis-je, qu’en respectant un régime crétois et avec une bonne dose d’optimisme, arriverai-je à cette échéance.

    Mais quel esprit facétieux a eu une telle idée ?

    Derrière cette légitime question, les scientifiques nous apprennent qu'il ne faut y voir aucune  malignité mais tout simplement un gentil caprice de notre belle terre qui voit son axe de rotation s’incliner progressivement et imperceptiblement.

    C’est ainsi que le jour du printemps qui se situe au moment de l’équinoxe, à savoir lorsque la durée du jour est égale à celle de la nuit, doit être réajusté. Le passage du printemps au 19 mars se fera donc en 2044  au moment où le soleil sera à la verticale de l’Equateur. 

    Le printemps, fête du renouveau de la nature célébrée de tous temps, en tous lieux : 

    Le printemps a été partout l’occasion pour les hommes de marquer son arrivée sous le signe de la fertilité. C’est ainsi que les Perses et les Egyptiens s’offraient des œufs et que les druides gaulois les peignaient de multiples couleurs. 

    Le lapin, et plus vraisemblablement le lièvre, symbolisait cette renaissance chez les Scandinaves ainsi que chez les peuples anglo-saxons et germaniques, si l’on se réfère à leurs mythologies.

    On retrouve aujourd’hui ces résurgences païennes durant les fêtes de Pâques avec les lapins et les œufs en chocolat.                  

     Les œufs selon la tradition catholique étaient mangés lors du carême à la place de la viande. Il semble que cet usage remonte au XV° siècle en Alsace.

    Le lapin est l’emblème d’une déesse qui, selon les peuples, portait le nom de Eostre, Erastre ou encore Ostara. Elle était fêtée au printemps.  

    C’est pourquoi, chez les Anglais, on utilise le mot de « easter » plutôt que Pâque qui renvoie à la culture juive.

    On retrouve des traces de cette déesse de l’Est – là où se lève le soleil – dans plusieurs cultures païennes : Eos chez les grecs, Aurore chez les Romains. 

    De l’usage des cloches pour célébrer les fêtes de Pâques : 

    Si je vous cite les prénoms suivants :

    Emmanuel, Jean-Marie, Gabriel, Anne-Geneviève, Etienne, Denis, Marcel, Benoît-Joseph, ou Maurice, vous serez probablement étonnés d’apprendre qu’il s’agit des noms donnés aux cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Si je les évoque ici, c’est pour signaler qu’après 850 ans de service, elles ont été remplacées cette année  et qu’elles vont sonner à l’occasion de Pâques pour fêter la résurrection du Christ. 

    Certes, elles ne sonnent pas qu’à cette occasion car elles se font entendre lors du départ d’un vieillard ou de l’arrivée d’un bébé, ou bien elles sonnent le tocsin de la guerre ou le bonheur d’un armistice, ou pour accompagner l’union de jeunes mariés.

    Plus simplement, elles égrènent le temps vingt quatre fois par jour, quatre fois par heure, jouant la petite musique du quotidien ou la grosse symphonie de l’Histoire.

    Bref, c’est à Pâques qu’elles carillonnent à la volée leur plus belle mélodie pour annoncer le printemps de l’humanité. 

    Les origines de la Pâque : la sortie d’Egypte : 

    Le mot Pâque traduit le mot hébreux Pessa’h qui signifie « passer au-dessus, épargner »

    La Pâque juive célèbre un événement central dans l'histoire et la foi d'Israël : l'Exode, c'est-à-dire, la sortie d'Egypte où les Hébreux étaient esclaves de Pharaon. Libérés du joug égyptien, ils sont désormais en marche vers la terre promise.

     Fête centrale du rituel juif, la Pâque commémore le passage de la captivité à la liberté et la délivrance donnée par Dieu. 

    La Pâque est donc commémorée pour rappeler la libération du mal et de la mort,

    Le repas pascal se prend en famille, au début du printemps, quand la nature "ressuscite" après le sommeil hivernal. Au cours de ce repas, on immole l'agneau dont le sang marque les portes des maisons des Israélites pour les protéger de la mort. La pâque juive unit un rituel pastoral (l'agneau) et un rituel agricole (le pain). 

    La fête de Pessa'h actuelle regroupe deux célébrations bibliques.

    La première est le pessa'h proprement dit, l’offrande d’un agneau âgé d’un an et sans défauts réalisée selon certaines règles par les chefs de famille au soir du quatorzième jour du mois de nissan ( premier mois, mois de la germination). Prescrite pour la première fois avant la dixième plaie d’Égypte, elle a pour but d’en prémunir ceux qui l’auront observée : tandis qu’ils mangeront l’offrande rôtie avec des pains azymes et des herbes amères, le sang de l’agneau mis sur les linteaux de leur demeure servira de signe car « je reconnaîtrai ce sang et je passerai au-dessus de vous, le fléau n'aura pas prise sur vous ». ( Exode ch 12 v 13 )

    La seconde est la fête des azymes. Prescrite conjointement pour commémorer la sortie d’Égypte, elle dure une semaine pendant laquelle on ne peut consommer que des azymes, où le levain doit être éliminé du foyer sous peine de retranchement du sein du peuple et dont les premier et septième jours sont des convocations saintes. 

    Associées à la hâte avec laquelle les Israélites sortent de l’Égypte, la pâque et la fête des azymes sont cependant présentées comme distinctes, tant dans le temps et le rite que dans la signification : la première, réalisée au soir du quatorzième jour du premier mois, célèbre la délivrance d’Égypte tandis que la seconde, observée pendant sept jours à compter du quinzième jour, est liée à la germination de l’orge et au cycle agraire annuel ; s'y rattachent l’offrande de la gerbe prélevée sur les prémices de la nouvelle récolte et le décompte de sept semaines entières à dater de cette offrande, au terme desquelles on célèbre une nouvelle convocation sainte, la fête de la Moisson (ou des Prémices). ( Lévitique ch 23 v 11 ) 

    La Pâque chrétienne : la libération de l’esclavage du péché et de la mort : 

    La Pâque juive est une préfiguration de la Pâque chrétienne qui en est la réalisation parfaite. L’esclavage du peuple en Egypte préfigure celui du péché auquel sont soumis tous les hommes. Jésus Christ, le Fils de Dieu, est présenté par le prophète Jean-Baptiste comme « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». ( Jean ch 1 v 20 et 36). Le prophète Esaïe, écrivait 750 ans avant Jésus-Christ : « semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? » ( Esaïe ch 53 v 7-9 ). L’apôtre Pierre dans sa 1° épître ch 1 v 18-19 nous parle de l’œuvre expiatoire de Christ en ces termes :« si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans tache, prédestiné dès avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu ».

    Ainsi, le sacrifice volontaire de Christ qui versa son sang pour purifier du péché est l’acte suprême par lequel tout homme peut être pardonné selon ce qui est écrit dans Hébreux ch 9 v 23 : « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » Or, le pardon divin signe la libération de celui qui croit en l’œuvre expiatoire du Fils de Dieu qui a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. » ( Jean ch 6 v 27 ).

    Une telle parole n’aurait aucun sens si la résurrection du Christ n’avait eu lieu, si la mort n’avait été vaincue, nous offrant ainsi la garantie que sa promesse était crédible. La résurrection de Jésus-Christ est un fait attesté par plus de 500 témoins et par les proches du Seigneur lui-même, nommément cités. ( 1 Corinthiens ch 15 v 3-7 ) Cette nouvelle extraordinaire était si avérée qu’elle a engendré une multitude de témoins qui n’ont pas craint de mourir par fidélité à leur Maître, le Christ ressuscité ! Des écrivains anciens comme Flavius Josèphe ( an 95) dans ses Antiquités Judaïques, comme Tacite dans ses Annales ( an 115), comme Suétone dans sa « Vie de Claude » ou Pline le Jeune «(an 110) dans sa lettre à Trajan , firent mention de Christ, de sa résurrection et de ceux qui formaient la secte des « christiens ».

    La Pâque chrétienne commémore donc un double évènement, celui du sacrifice du Christ qui ôte le péché du monde et celui de sa résurrection qui anticipe sur celle promise à ceux qui croiraient en Lui !

    N’a-t-il pas dit : «  Je suis la résurrection et la vie, Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11 v 24)

    Que nous sommes loin des fêtes païennes évoquées plus haut, des lapins et des œufs en chocolat !

    La résurrection du Christ signe la libération du joug du péché et de son triste cortège d’iniquités menant à la mort physique et spirituelle ; elle signe aussi l’arrivée du printemps de l’humanité avec ses promesses de vie éternelle.

    Puissiez-vous, cher lecteur, vous laisser porter par cet appel à la vie, et mettre votre confiance en Celui qui a donné la sienne pour votre salut éternel !

    Que les cloches célestes carillonnent à tous les échos du ciel et de la terre votre retour vers votre Créateur et vers votre Sauveur !

    Tel est mon vœu, telle est ma prière !

     

                                                                                                          Jean-Marc Ausset , mars 2013

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  •                        La philadelphia et l’ubuntu 

     

    La philadelphia , terme grec traduit par l’amour fraternel, est un concept biblique qui n’est pas sans ressemblance avec un concept africain, l’ubuntu, dont il se distingue néanmoins. 

    L’ubuntu : 

    Il s’agit d’un concept philosophico-religieux d’Afrique du Sud, propre à la culture des peuples bantous émigrés vers 1300 et véhiculé par les langues zoulou et xhosa.

    Le terme bantou signifie «  les hommes ». 

    Ce concept est défini par la formule zoulou suivante :

    « Umuntu ngumuntu ngabuntu », ce qui peut être traduit ainsi : une personne est une personne à travers les autres personnes, ou encore : on ne peut être une personne qu’à travers les autres. 

    L’ubuntu se comprend au sens large comme un sentiment d’appartenance à la communauté des hommes, d’unicité de la nature humaine, le tout dans une perspective de coopération, de partage et de solidarité.

    C’est cette notion d’appartenance au groupe, d’interdépendance dans la communauté des humains qui fonde l’ubuntu, dans un esprit de respect, de compassion et d’empathie.

    Ce principe est si prégnant, si ancré dans la culture zoulou, qu’il permit à Nelson Mandela, lorsque le président Frederik De Clerk abolit l’apartheid en février 1991, d’éviter des actes de vengeance et de violences prévisibles, en appelant ses frères de couleur à s’y référer et à s’y conformer. A cet effet, il mit en place la commission « Vérité et Réconciliation » en 1995.

    C’est ainsi que l’Afrique du Sud échappa à la guerre civile. 

    C’est à ce même principe de solidarité que fit appel Bill Clinton dans nombre de ses conférences sur la mondialisation :

    - En septembre 2006, il disait ceci ; « society is important because of ubuntu ».La société est importante à cause de l’ubuntu !

    En d’autres termes, c’est l’ubuntu qui fonde la société ! 

    L’enracinement religieux de l’ubuntu : 

    http://www.lesbantous.fr/index.php 

           Comme chez tous les autres peuples du monde, on rencontre des idées de croyances liées à l’être humain, à la nature, et aux relations que celui-ci entretient avec la nature. Si l’on considère que l’humain croit la plupart du temps en l’existence d’un être supérieur, qu’il symbolise à sa manière, chez le bantou originel, cette symbolisation a pour support l’idéologie animiste.

    LA RELIGION 

     On distingue chez les bantous, deux types de sociétés animistes : Les sociétés animistes monothéistes qui considèrent qu’il n’y a qu’une âme unique qui habite les objets et croient en un dieu créateur unique. Et Les sociétés animistes polythéistes qui croient qu’il y a une âme dans chaque objet et croient en plusieurs dieux. 

    L’ubuntu, un concept religieux inscrit dans la culture : 

    Si à l’origine l’ubuntu découle d’une conception religieuse, il s’inscrit avec le temps dans la culture des peuples africains qui s’en revendiquent. Son principe d’appartenance à la communauté des hommes, qui participe de la pensée animiste selon laquelle tout objet de la nature est doté d’une âme, s’inscrit dans la pratique comme un élément culturel de première importance. C’est ainsi que comme le terme bantou le signifie, l’Homme est perçu comme étant un élément central de la création et donc de la nature.

    On serait donc tenté de voir dans l’ubuntu une forme d’humanisme à consonance religieuse fondée sur l’idée d’une commune origine des hommes. 

    La philadelphia : 

    L’ubuntu ressemble par nombre de ses aspects à la philadelphia. L’importance qu’il accorde aux notions de solidarité, de partage, de respect de l’autre ne nous laisse pas insensibles.

    Comme nous l’avons vu, l’ubuntu est fondé sur l’appartenance à une même espèce, à une même famille , celle des hommes. 

    Or, précisément, la philadelphia s’en distingue radicalement par ses fondements et par les ressorts qui la mobilisent.

    Alors que l’ubuntu puise ses ressources dans le terreau de l’humain, la philadelphia plonge ses racines dans le terrain sacré de l’amour divin. Le premier se nourrit de ce qui est terrestre, passager, fragile et charnel, la seconde s’alimente à une source céleste, spirituelle et éternelle.

    La philadelphia ou l’amour fraternel, désigne littéralement le sentiment de bienveillance, d’amitié , de gentillesse que doivent  manifester les enfants de Dieu.

    Or, ce qui caractérise cette fraternité, c’est qu’elle ne découle pas des liens de la famille humaine mais de l’ordre surnaturel de la filiation divine établie en Christ et par Christ, filiation spirituelle qui introduit le croyant dans la famille des enfants de Dieu.

    Cet amour fraternel, qui se nourrit de l’amour divin, de l’agapè, trouve là une source inépuisable à sa croissance et à son développement. 

    Par ailleurs, le principe de l’ubuntu, selon lequel « on ne peut être une personne qu’à travers les autres » se démarque radicalement de la pensée biblique selon laquelle «  on est une personne parce que Dieu nous a créés comme tels et parce qu’Il nous aime comme personne unique ».

    L’ubuntu peut donc être conçu comme une forme d’existentialisme fondé sur l’existence de l’autre sans lequel l’homme, en tant que personne, n’est point. 

    Dès lors, l’ubuntu, qui à bien des égards s’apparente à la philadelphia et nous le rend sympathique, ne peut nous apparaître que comme une imitation humaine d'un des effets extraordinaire de l'oeuvre divine .

    Toutefois, ne faudrait-il pas y voir, dans la générosité qu’il véhicule, un des effets mystérieux de la grâce de Dieu ?

     

                                                                                            Jean-Marc Ausset, mars 2013

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  •                           A propos de l’amour-agapè

     

    Le mot grec agapè, traduit généralement par charité, désigne l’amour divin. Il est d’une richesse insoupçonnée car infinie, à la mesure de Celui qui en est la source, Dieu lui-même.

    L’apôtre Jean, sous l’inspiration du Saint-Esprit, exprime cette réalité dans 1 Jean 4 v 8 en ces termes : « Dieu est amour. »

     

    On comprend donc pourquoi les traducteurs de la Bible de l’hébreux en grec, eurent un choix difficile à faire pour traduire les termes hébreux – ahabah et hésèd – qui désignaient l’amour.

    - ahabah embrasse toutes les formes d’amour dont le champ d’application est précisé par le contexte.

    - hésèd , davantage connu est une notion plus complexe dont les fondements reposent sur l’idée de fidélité, d’attachement, de miséricorde et de tendresse.

     

    Les traducteurs, et notamment ceux de la version d’Alexandrie appelée la Septante, réalisée en 270 avant Jésus-Christ à la demande de Ptolémée II, eurent à choisir entre trois termes grecs, pour exprimer la richesse de sens des termes hébreux : éros, philia et agapè.

     

    - Eros, du nom grec du dieu amour, Cupidon chez lez Romains, exprime le désir et l’attachement à tout ce qui touche les sens, y compris le sens esthétique comme la beauté.

    C’est aussi l’amour-passion qui génère un brûlant désir : passion patriotique, amour de l’argent, passion sexuelle.

    Cet amour peut être légitime mais il peut aussi se dégrader.

    Souvent traduit dans la Bible par le verbe «  connaître » lorsqu’il exprime une relation intime entre un homme et une femme. 

    - Philia est l’amour humain souvent traduit par amitié, amour nécessaire à la vie, mais insuffisant pour assurer une durabilité car il est fluctuant, souvent égocentrique, sélectif, spontané donc imprévisible car porté par l’émotion.

    On le retrouve une cinquantaine de fois dans le Nouveau Testament. 

    - Agapè est l’amour du prochain que l’on pourrait rapprocher de l’idée d’altruisme.

    Il se caractérise par son affection, sa tendresse, sa sympathie envers le prochain, autrement dit, par sa faculté à ressentir les émotions d’autrui, de se mettre à sa place.

     

    Martin Luther King, dans son discours « Aimer vos ennemis », disait ceci :

    « Agapè est plus qu’éros et plus que philia ; dans l’agapè, il y a une bonne volonté pour tous les hommes, compréhensive, créatrice, rédemptrice. C’est un amour qui n’attend rien en retour. »

    C’est sans doute pour cette raison que le philosophe, théologien et prêtre orthodoxe, Jean-Yves Leloup, qualifie l’agapè : d’amour-amour, à comparer avec éros, amour physique, et philia, amour humain.

    Pour lui, cet amour-amour, c’est l’amour christique.

    Il aura cette parole : « ce n’est pas exactement moi qui t’aime, c’est l’amour qui t’aime à travers moi. » 

    On comprend mieux pourquoi les traducteurs choisirent le terme agapè pour désigner la hésèd de l’Ancien Testament, la miséricorde de Dieu, en raison de sa dimension universelle et riche en grâce.

    A n’en pas douter, c’est bien le Saint-Esprit qui a présidé au choix de ce terme, repris environ 300 fois dans le Nouveau Testament pour décrire l’amour divin.

    Les traductions latines utilisent le terme « caritas » qui a donné, en français le mot « charité ».

    La charité exprime l’amour gratuit que l’on porte à son prochain, un prochain qui vous est cher, selon le sens premier du terme latin.

     

     

                                                                                              Jean-Marc Ausset , mars 2013

                                       

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  • UNE  NAISSANCE  HORS  NORME : 

    Préambule : 

    Les fêtes de Noël sont l’occasion de rencontres familiales, de repas améliorés et souvent arrosés de bons crus, en un mot, de joie et de cadeaux, témoins d’une affection partagée. C’est aussi pour beaucoup une occasion de mesurer avec plus d’acuité et de souffrance la triste condition de solitude qui est leur regrettable lot quotidien. C’est enfin pour nombre de nos semblables l’occasion de donner libre cours à leur appétit souvent débridé de débordements festifs dont quelques comprimés d’Alka Seltzer auront du mal à dissiper les brumes. 

    Ce qui est étonnant, c’est de constater que cette débauche de musique, de liesse, de gloutonnerie, d’excès en tous genres et de tous genres, n’a rien à voir avec ce qui en a provoqué la survenue, à savoir l’évocation du souvenir de la naissance de Jésus-Christ.

    On peut même dire que ces manifestations se situent aux antipodes de ce qui entoura la venue du Fils de Dieu parmi les hommes à la fois dans leurs motivations et dans leur expression. 

    La naissance de Jésus-Christ est une naissance hors norme : 

    Elle se distingue de celle des autres humains pour plusieurs raisons :

    - elle a été annoncée longtemps à l’avance.

    - le lieu de sa naissance a été précisé

    - Son ascendance a été décrite

    - ses noms et ses qualificatifs furent cités

    - sa mission fut exposée avec précision

    - sa mort fut détaillée 

    Nul homme ici-bas n’a pu se prévaloir de tels antécédents.

    Manifestement, ces prophéties témoignent d’une action divine sans laquelle de telles annonces auraient été impossibles. Il fallait pour ce faire une prescience qui n’appartient qu’à Dieu lui-même.

     

    I ) SA NAISSANCE ET SON ASCENDANCE ANNONCEES:

     

    La naissance d’un enfant est en général prévisible pratiquement peu de temps après sa conception à savoir 8 mois avant qu’il ne vienne au monde.

    Les moyens techniques modernes permettent même de connaître son sexe et de savoir s’il est atteint d’une maladie génétique. Cela est beaucoup mais n’est en rien comparable à la naissance du Fils de Dieu.

    Je vous laisse juger par vous-mêmes.

     

    1)  La venue de Jésus-Christ, le Messie, l’envoyé de Dieu est déjà contenue en germe dès le commencement dans le livre de la Genèse précisant qu’il naîtrait d’une femme : 

    2000 ans avant J-C : 

    Genèse ch 3v15 : 

     « Je mettrai inimitié entre toi (Satan) et la femme, entre ta postérité et sa postérité: elle t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon. » 

     ( cf : Hébreux ch 2v14 / Galates ch 4v4 ) 

     

    2)  Sa venue est aussi contenue dans la promesse faite à Abraham : 

    Genèse ch 22 v 18 : 

    «Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité,parce que tu as obéi à ma voix. » 

     

    3 ) Il sera de la tribu de Juda : 

    Genèse ch 49 v 10 : 

     « Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda ni le bâton souverain entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schilo ( le pacificateur ) 

    (cf : Matthieu ch 1 v 1-3 / Apocalypse ch 5 v 5 ) 

     

    4 ) Il naîtra à Bethléem : 

    740  ans avant J-C : 

    Michée ch 5 v 1 :  

    «  Et toi, Bethléem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi, celui qui dominera Israël et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité. » 

    ( cf : Matthieu ch 2 v 1, 5-6)

     

    5) Il naîtra d’une vierge : 

    700 ans avant J-C : 

    Esaïe ch 7 v 14 : 

    « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous). »

    ( Cf : Matthieu ch 1 v 22-23 )

     

    6) Il devra fuir en Egypte lors du massacre des enfants par Hérode:  

    720 avant J-C : 

    Osée ch 11 v 1 : 

     «  Quand Israël était jeune, je l’aimais et j’appelai mon fils hors d’Egypte. » 

    ( cf :Matthieu ch 2 v 13-15) 

     

    7) Evocation du massacre des enfants lors de la naissance de Jésus entraînant sa fuite en Egypte : 

    700 avant J-C : 

    Jérémie ch 31 v 15 : 

    « Ainsi parle l’Eternel : on entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères. Rachel pleure ses enfants, elle refuse d’être consolée car ils ne sont plus. » 

    ( Cf : Matthieu ch 2 v 16-18) 

     

    8) Il sera un descendant d’Isaïe et fils de David : 

    Esaïe ch 11 v 1 : 

    « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaïe et un rejeton sortira de ses racines. L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. » 

    ( Cf : Matthieu ch 1 v 6 / 9 v 27 / 12 v 23 / 15 v 22) 

    580 ans avant J-C : 

    Jérémie ch 23 v 5 / 33 v 15 : 

    « Voici, les jours viennent, où je susciterai à David un germe juste….et voici, le nom dont on l’appellera : l’Eternel notre justice. » 

    (Cf : Romains ch 1 v 3 / Apocalypse ch 5 v 5 ) 

     

    II ) SA MISSION ET SON MINISTERE ANNONCES : 

    700 avant J-C : 

    1) Sa mission annoncée : 

    Esaïe ch 61 v 1-2 : 

    « L’esprit su Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance, pour publier une année de grâce de l’Eternel. » 

    ( cf : Luc ch 4 v 18 et 21 )

     

    2) Lieu où débute de son ministère : 

    Esaïe ch 8 v 23 à 9 v 1 : 

    « Les temps à venir couvriront de gloire la contrée voisine de la mer (la Galilée) au-delà du Jourdain, le territoire des Gentils. Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort, une lumière resplendit ! » 

    ( cf : Matthieu ch 4 v 13-16)

     

    3) Annonce de la mission de Jean-Baptiste préparant la venue de Jésus-Christ : 

    450 avant J-C :

    Malachie ch 3 v 1 : Idem Esaïe 40 v 3. 

    « Voici, j’enverrai mon messager ; Il préparera le chemin devant toi. Et soudain, entrera dans le temple le Seigneur que vous cherchez. Et le messager de l’Alliance que vous désirez, voici, il vient, dit l’Eternel des armées. »

    « Une voix crie dans le désert : préparez le chemin de l’Eternel. Aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu…alors la gloire de l’Eternel sera révélée. » 

    ( cf : Matthieu ch 11 v10 / 17 v 12-13 / Marc ch 1 v 1-2 / Luc ch 1 v 76 ) 

     

    4) Son entrée à Jérusalem sur un ânon : 

    520 avant J-C :  

    Zacharie ch 9 v 9 : 

    «  Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton Roi vient à toi. Il est juste et victorieux. Il est humble et monté sur un ânon, le petit d’une ânesse. » 

    ( cf : Matthieu ch 21 v 4.5 )

     

    5 ) L’accueil qui lui sera fait : 

    Il sera haï sans cause, méprisé, rejeté ! Psaumes ch 69 v 5-9. 

    1000 ans avant J-C : 

    Psaumes 22 v 7 : 

    «  Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouant la tête : recommande toi à l’Eternel ! l’Eternel te sauvera, il te délivrera puisqu’il t’aime ! » 

    ( cf : Marc 9v12/ 12v10/ Jean 10v20 /18v 40 / Actes 4 v 11)

     

    6) Sa trahison est décrite : 

    Psaumes 41 v 8 à 10 :

    « Tous mes ennemis chuchotent contre moi ; ils pensent que mon malheur causera ma ruine : « il est dangereusement atteint  le voilà couché, il ne se relèvera pas ! »

    Celui-là même avec qui j’étais en paix, qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, lève le talon contre moi ! » 

    ( cf : Jean 17 v 12 )

     

    6) Le prix de sa trahison est détaillé : 

    520 avant J-C :  

    Zacharie ch 11 12-13 : 

    « Et ils pesèrent pour mon salaire 30 pièces d’argent …L’Eternel me dit :

    jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! 

    ( cf : Actes 1 v 20/ Matthieu 26 v 14-16 / 26 v 47-50 / 27 v 3-7 )

     

    7) Accusé injustement : 

    1000 avant J-C : 

    Psaumes 109 v 2 : 

    « Dieu de ma louange, ne te tais point ! Car ils ouvrent contre moi une bouche méchante et trompeuse. Ils me parlent avec une langue mensongère…tandis que je les aime, ils sont mes adversaires ; mais moi, je recours à la prière. Ils me rendent le mal pour le bien et de la haine pour mon amour ! » 

    ( cf : Matthieu 26 v 59 )

     

    8) Ses souffrances ont été annoncées : 

    700 ans avant J-C : 

    Esaïe 50 v 6 : 

    « J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats. » 

    ( cf : Matthieu 26 v 67 / 27 v 30 / Luc 22 v 64 / Marc 14 v 65 )

     

    III ) Accomplissement de sa mission par son sacrifice sur la croix :

     

    - Ses souffrances et sa condamnation pour le salut des pécheurs furent l’objet de prophéties d’un réalisme poignant et bouleversant.

    Nul, sinon Dieu lui-même ne pouvait anticiper de tels tragiques évènements dont la réalisation ne peut prétendre à supercherie.

     

    1) Sa crucifixion : 

    1000 ans avant J-C : 

    Psaumes 22 v 2, 18-19 et 18 v 19-20 : 

    « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?....Et, moi, je suis comme un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple….tous ceux qui me voient se moquent de moi…. » Recommande-toi à l’Eternel ! Il te sauvera et te délivrera puisqu’il t’aime !...Je suis comme de l’eau qui s’écoule et tous mes os se séparent ; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme de l’argile et ma langue s’attache à mon palais….Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os.

    Eux, ils m’observent, ils me regardent ; ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique. Et toi, Eternel, ne t’éloigne pas ! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours ! » 

    Psaumes 69 v  21-22 : abreuvé de vinaigre : 

    « L’opprobre me brise le cœur et je suis malade ; j’attends de la pitié mais en vain ; des consolateurs et je n’en trouve point. Ils mettent du fiel dans ma nourriture et pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre ! » 

    ( cf : Marc 15v25/ Luc 23v33/ Matthieu 27 v 39-43,46 / Matthieu 27 v 33-38)

     

    Psaumes 34 v 20-21 : ses os ne furent pas brisés contrairement à la coutume. 

    « Le malheur atteint souvent le juste mais l’Eternel l’en délivre toujours. Il garde tous ses os. Aucun n’est brisé. »  

    Comme l’agneau pascal, les os de Jésus ne devaient pas être brisés ( Exode 12 v 46 ) 

    520 avant J-C : 

    Zacharie ch 12 v 10 / 13 v 6 : 

    « Alors, je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé …..et si l’on demande : d’où viennent ces blessures que tu as aux mains ? Il répondra : c’est dans la maison de ceux qui m’aimaient que je les ai reçues. » 

    ( cf : Jean 9 v 33 – 37 )

     

    2) Phénomène atmosphérique au moment de sa mort : 

    780 avant J-C : 

    Amos 8 v 9 : 

    « En ce jour-là, dit le Seigneur, l’Eternel, je ferai coucher le soleil à midi et j’obscurcirai la terre en plein jour ; je changerai vos fêtes en deuil.. » 

    ( cf : Matthieu 27v45 / Luc 23v45) l’obscurité tomba sur Jérusalem de midi à 15h.

     

    3) La mise au tombeau de Jésus avec le riche : 

    700 avant J-C : 

    Esaïe 13 v 9 : 

    « On a mis son sépulcre parmi les méchants et son tombeau parmi le riche. » 

    ( cf : Matthieu 27 v 57-60)

     

    4) Sa résurrection est aussi annoncée : 

    1000 ans avant J-C : 

    Psaumes 16 v 10 : 

    « Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts. Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie. » 

    700 avant J-C : 

    Esaïe 53 v 10 : 

    « Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours. » 

    ( cf : Matthieu 16v6 / 17v23 / Luc 24v34 / Actes 2v31)

     

    5 ) Son ascension annoncée : 

    1000 ans avant J-C : 

    Psaumes 110 v 1 : 

    « Parole de l’Eternel à mon Seigneur : assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis mon marchepied. » 

    720 avant J-C : 

    Osée ch 5 v 15 : 

    « Je m’en irai, je reviendrai dans ma demeure, jusqu’à ce qu’ils s’avouent coupables et cherchent ma face. Quand ils seront dans la détresse, ils auront recours à moi. »

     

    IV) le temps de la réflexion :

     

    Une naissance hors norme mais aussi une vie hors norme, une mort hors norme pour un innocent, une résurrection hors norme !

    Mais avant tout cela une origine hors norme car Jésus-Christ est tout à la fois parfaitement Dieu comme il fut totalement homme.

    Comme nous l’avons vu, toutes les prophéties le concernant ont trouvé leur accomplissement dans sa vie d’homme.

    Elles constituent autant de preuves, d’une part de la crédibilité des textes bibliques et d’autre part de la crédibilité de celui qui en est le personnage principal .

    Comme le constatait l’apôtre Jean, son ami et biographe, au chapitre 12 v 37 de son évangile:

    « Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui. »

    Les prophéties que nous avons lues constituent par les évènements qu’elles ont annoncés un véritable miracle !

    Mais, aussi évidentes pour la raison qu’elles puissent être, elles ne sauraient à elles seules convaincre celui qui refuse d’ouvrir son esprit et son cœur aux merveilleuses perspectives qu’elles offrent à voir et à recevoir.

    Les contemporains de Jésus n’ont vu en lui qu’un thaumaturge dont les miracles n’avaient d’intérêt que pour les bienfaits qu’ils leur procuraient ; ils ont refusé, pour le plus grand nombre, de voir en lui le Messie promis, l’envoyé de Dieu venu pour leur apporter le pardon de leurs fautes et le salut ! Trop orgueilleux et incrédules !

    «  Je suis le chemin, la vérité et la vie, celui qui croit en moi a la vie éternelle. »

    Ces paroles de Jésus, le sauveur ressuscité, sont aussi celles qu’il vous adresse aujourd’hui !

    Il vous a donné les preuves de son origine divine par ces prophéties, par sa résurrection et, par-dessus tout, il a fait la démonstration de son immense amour qui l’a conduit à donner sa vie pour vous, afin que par la résurrection promise à ceux qui croient en Lui, vous puissiez bénéficier d’une félicité éternelle. 

    Tout ce que le Seigneur Jésus attend de vous, c’est de faire un pas vers lui, avec confiance. Et si vous doutez encore, n’hésitez pas à lui faire cette prière :

    «  Ô, Dieu, j’aimerais pouvoir croire, viens au secours de mon incrédulité ! » 

    Si vous êtes sincères dans votre démarche, alors, soyez assurés que Dieu vous répondra par son Esprit qui parle au cœur de tout homme en quête de vérité.

    Ce jour-là sera pour vous un jour de fête car vous vous sentirez renaître à une vie nouvelle, par une nouvelle naissance spirituelle « hors norme ». 

    «  Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » 

                                                                        Apocalypse 3 v 20

     

    Ma prière vous accompagne dans

    votre réflexion. 

                                                                           Jean-Marc Ausset , le 30 décembre 2012

     

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            PLAIDOYER  POUR  LE  MARIAGE 

     

    Préambule :

     

    Ce texte ayant  été rédigé en 1988 n’en reste pas moins d’actualité. Je dirai même qu’il l’est d’autant plus que le mariage est battu en brèche et que sa signification première est détournée, avec la perspective contre nature d’une union légalisée de personnes du même genre entraînant des conséquences sociétales délétères voire catastrophiques.

    Ce texte s’inscrit dans la perspective ouverte par un précédent article sous le titre : « Pensées sur le mariage. » 

    Le mariage : une institution divine : 

    Après avoir créé les cieux et la terre, Dieu forma l’homme à son image et dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui donnerai une aide semblable à lui. ( Genèse 2 v 18 ).

    Dieu forma la femme et l’amena vers lui ( v 22 ). Dieu dit en les bénissant : « Croissez et multipliez, remplissez la terre et prenez-en possession. » ( 1 v 28 ). 

    Ce récit de la Genèse est confirmé avec autorité par Jésus-Christ, le Fils de Dieu lui-même.

    Alors qu’on l’interrogeait sur le sujet du mariage, il répondit ceci :

    « N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit un homme et une femme ?C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une même chair. Désormais, ils ne seront plus deux mais un : que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. » ( Matthieu 19 v 4 et ss ) ( cf : Genèse 2 v 24 ) 

    Ainsi Dieu lui-même crée la famille par l’étroite union de deux vies destinées à se compléter l’une l’autre et à s’enrichir des vies qui naîtront  d’elles.

    Dans l’Ecriture Sainte, les témoins de Dieu affirment d’âge en âge la grandeur et la sainteté du mariage. Les prophètes d’Israël, voient en lui l’image de l’alliance de Dieu avec son peuple. L’apôtre Paul compare l’amour qu’un mari doit avoir pour son épouse à celui de Jésus-Christ pour son Eglise qu’il aima jusqu’à donner sa vie pour elle. 

    Les fondements du mariage : 

    Nous voyons donc émerger clairement de la pensée de Dieu trois idées-forces concernant le mariage , soulignées par le professeur Henri Blocher de la faculté de théologie de Vaux-Sur-Seine :

    - la monogamie, l’indissolubilité et l’amour.

    La monogamie qui découle de l’exclusivité du lien matrimonial : à chaque mari sa femme et à chaque femme son mari ! ( 1 Corinthiens 7 v 2 ), principe maintenu par Dieu, même s’Il a dû tolérer la polygamie sous l’Ancienne Alliance.

    L’indissolubilité : que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! autrement dit : ce que Dieu veut, c’est un mariage pour la vie . Il faut voir là une indissolubilité morale plutôt que physique du lien conjugal que seule la mort d’un conjoint peut briser. Mais le commandement implique que le lien puisse, hélas, être rompu bien qu’il ne doive pas l’être. Ainsi, celui qui rompt le lien excepté pour cause d’adultère, s’oppose brutalement à l’intention divine.

    L’amour : Dieu veut l’amour dans le mariage.

    Le vieux commentateur anglais Matthew Henry a parfaitement résumé le vœu de Dieu pour les époux : «  Ils sont une même chair, qu’ils deviennent une seule âme ! »

    Or, pour réaliser cette union spirituelle il faut plus qu’un sentiment, plus qu’une attirance physique, plus qu’une complémentarité de caractère, il faut une volonté d’aimer soulignée par le second commandement : «  tu aimeras ton prochain comme toi-même ! »…et quels sont les plus proches, sinon l’époux et l’épouse ?! 

    Trois fondements du mariage qui, reconnaissons-le, ne sont pas au goût du jour.

    Certains pourraient même être tentés de dire, et d’aucuns ne s’en privent pas, que le mariage est à notre époque un véritable anachronisme, un vestige désuet et obsolète de la vieille morale bourgeoise judéo-chrétienne .

    Selon le professeur Casalis, de la Faculté de théologie protestante de Paris, pour ces derniers, le mariage est une « institution aliénante ».

    Ainsi, voulant se dégager de ces contraintes, refusant de s’engager pour cinquante ans de vie commune, désirant accorder la priorité au sentiment plutôt qu’au prescrit, on a recourt à l’union libre, au concubinage qui refuse tout projet à long terme. On assimile la notion de fidélité à celle de perte de liberté. Dans la même logique, on n’hésite plus à divorcer avec d’autant plus de facilité que l’indépendance financière est acquise pour bon nombre de femmes.

     Et l’on pense ainsi, en inscrivant sa vie dans ce nouvel ordre social, avoir découvert la panacée en matière d’éthique et ouvert la porte à un nouvel âge d’or !

    Ce faisant, on ferme les yeux sur les conséquences individuelles, familiales et sociales de telles pratiques ; on fait fi des leçons que l’histoire, en bonne pédagogue nous a léguées ; on oublie cette grande vérité biblique soulignée par le sage Ecclésiaste selon laquelle :

    « Rien n’est nouveau sous le soleil. » 

    L’histoire nous parle ! 

    De fait, l’histoire des civilisations est là pour nous rappeler, si besoin était et besoin il y a, que c’est dans le relâchement des mœurs qu’il faut voir un des agents de leur décadence.

    Il est vrai qu’il ne faut pas occulter les causes externes comme les invasions étrangères et les guerres, ni les causes internes comme un déclin économique lié à des modifications structurelles de la société (passage de l’esclavagisme au servage chez les Romains, par exemple) aussi bien que les guerres de pouvoir, cependant, ce serait faire une grossière erreur que de minimiser la déliquescence des mœurs dans ces processus d’affaiblissement des civilisations.

    Il ne fait aucun doute que lorsque la cellule nucléaire de toute société, à savoir la famille, est battue en brèche et que la sexualité est débridée, que les enfants n’ont plus de foyer de référence d’éducation et de refuge, la société tout entière se met à sombrer.

    Les civilisations romaine et grecque, pour ne citer qu’elles, en sont des exemples patents.

    Lorsque l’hédonisme, éthique du plaisir, est érigé en système de pensée, livrant l’homme à tous ses instincts, à ses seules pulsions, à ses seules passions, alors surviennent la dégringolade et le chaos, puis la désillusion et enfin les lendemains qui déchantent. 

    C’est dans un tel contexte, proche du nôtre, que l’Evangile , « la bonne nouvelle » fut annoncée comme un message libérateur aux peuples méditerranéens de l’Empire romain.

    Une foule toujours plus nombreuse d’esclaves vivait alors sans droit à former une famille stable. C’était le monde de la promiscuité sexuelle, tolérée ou voulue par les maîtres.

    A l’autre bout de l’échelle sociale, le mariage y était certes pratiqué mais dans le cadre d’un contrat social de façade où l’intérêt des familles primait, laissant souvent aux époux une entière liberté extraconjugale.

    Cela ne leur posait aucun problème sur le plan religieux car bien des cultes comportaient des rites immoraux.

    Dans les grandes villes comme Corinthe, toutes les perversions étaient permises et possibles.

    Le contexte social de l’esclavage permettait une pratique de la prostitution et du commerce des enfants à grande échelle. Les corps étaient devenus des objets de plaisir et la pornographie comme la pédérastie, héritée de la Grèce, s’étalaient publiquement comme en témoignent les fresques de Pompéi et d’Herculanum. 

    Comme nous le voyons, notre époque, qui se veut libérée, n’a rien inventé ni rien à envier aux peuples païens de l’époque de Jésus. La civilisation romaine a disparu mais l’Evangile demeure toujours et s’est même développé sur les ruines d’une civilisation moribonde. 

    Un exemple à part : 

    Il est intéressant de noter qu’à cette même époque, tout un idéal conjugal est apparu chez les philosophes stoïciens. Ces hommes aspiraient à un foyer stable où les sentiments pourraient être partagés, où les obligations morales seraient respectées, en un mot où règnerait l’amour.

     Et, les historiens d’alors ne manquèrent pas de citer les cas de plusieurs couples qui surent se rapprocher de cet idéal. 

    Tentatives modernes systémiques d’un nouvel ordre social : 

    Battu en brèche par la religion du plaisir, le mariage le fut aussi par celle de l’Etat souverain.

    En Russie, une des collaboratrices de Lénine, Alexandra Kollontaï, politicienne et féministe, voulut restaurer un Etat-providence destiné à se substituer à la famille et à se charger de l’éducation des enfants.

    Après bien des prises de positions divergentes, le régime communiste décida de réhabiliter le mariage comme fondement de la famille. 

    Les apports de l’ethnologie sur le mariage : 

    L’ethnologie nous montre que le mariage n’est pas une norme inspirée uniquement par la culture judéo-chrétienne.

    Voici ce qu’en dit l’Encyclopédie Larousse :

    « Il semble bien que la famille conjugale ait toujours été connue même dans les sociétés où se pratiquait une certaine promiscuité sexuelle. En effet, la plupart des sociétés humaines connaissent le mariage et le conçoivent comme l’union de deux époux en vue de la procréation, de la protection et de l’éducation des enfants.» 

    L’ethnologie nous apprend, qu’hormis quelques exceptions comme chez certains aborigènes d’Australie et chez quelques peuplades, partout, chez les Indiens d’Amérique aussi bien que dans les tribus les plus reculées d’Afrique et d’ailleurs, le mariage et la famille constituent le fondement de la vie sociale.

    Certes, les formes et les modalités peuvent varier, mais le fond reste le même, et, même là où la polygamie existe encore dans certaines régions d’Afrique, du Moyen et du Haut Orient, la monogamie est de loin la structure familiale la plus répandue.

    On a découvert en 1967 dans une île des Philippines, au cœur d’une forêt impénétrable, une petite tribu primitive vivant au niveau de l’âge de pierre, les Tassadays.

    Et l’on a constaté que ces hommes sont très strictement monogames et que leurs liens conjugaux sont si forts qu’ils ignorent le divorce !

     

    L’histoire des civilisations, autrement dit, celle des hommes, nous interpelle et nous rappelle que, par delà les fondements de la morale judéo-chrétienne, lorsqu’on s’attaque au mariage et à la famille, c’est en réalité aux fondements mêmes de la société tels que Dieu les a voulus que l’on porte atteinte, avec les conséquences terribles qui en découlent.

    Il faut aussi reconnaître qu’exceptées les périodes d’égarement collectif, le mariage a perduré au travers des siècles et des cultures, comme s’il était inscrit dans la mémoire des peuples, comme s’il était conservé dans le capital génétique de la conscience universelle pour protéger les hommes de leur propre folie. Mais, probablement, faut-il y voir les effets de la grâce commune de Dieu. 

    Le mariage, un anachronisme de fin du XX siècle ? 

    Entre 1973 et 1983, il y a eu un million de mariages de moins que prévus en France.

    Autrement dit, un changement brusque des comportements et des valeurs morales a poussé environ deux millions de Français en âge de se marier à choisir une autre voie.

    Cette diminution des mariages a été contrebalancée par une nouvelle institution prétendument plus adaptée à notre fin de siècle, l’union libre ou concubinage.

    En fait d’adaptation, les sociologues constatent qu’en Suède, pays plus « avancé » que la France en la matière, 53% des jeunes de 18 à 25 ans vivent en union libre et qu’il y a dix fois plus de séparations entre eux que chez les couples mariés.

    Or, malgré la propagation des méthodes de contraception, le nombre d’enfants hors mariage a doublé de 1960 à 1982 !

    Dès lors, il y a lieu de s’inquiéter pour tous ces enfants nés dans un tel no man’s land, expression à prendre au propre comme au figuré.

    Dans le même temps, en France et pour les mêmes raisons, le nombre de divorces ne cesse d’augmenter : en 1970 : 37000 et en 1980 : 90000.

    Il y a vingt ans, on dénombrait un divorce pour dix mariages ; bientôt, ce sera un divorce pour trois mariages ! 

    Les plus belles théories lancées sur le marché des idées pour évacuer toute culpabilité et éviter toute remise en question s’effondrent devant la brutale réalité d’enfants, victimes innocentes , dont l’avenir est déjà lourdement hypothéqué tant au plan psychologique qu’affectif.

    Un article paru dans un journal s’intitulait : « l’enfant déchiré ».

    Voici que l’enfant qui devrait être le signe de l’unité du couple, de sa communion et de son amour, devient neuf fois sur dix la victime sans défense et souvent le spectateur meurtri de la désunion, de l’amertume et parfois de la haine.Comment ne serait-il pas lui-même, petit être fragile, divisé jusqu’au fond de son âme ? 

    Les enseignants, les pédiatres, les psychiatres , les psychologues ainsi que les juges pour enfants peuvent attester des difficultés affectives, relationnelles, cognitives voire psychiques dont souffrent nombre de ces enfants privés des armes nécessaires pour affronter l’avenir.

    Il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour nier une réalité aussi criante !

    Il est vrai qu’on trouvera toujours quelques exemples apparents de réussite parmi les enfants du divorce mais, il ne faut surtout pas qu’un arbre cache la forêt ! 

    Y a-t-il des raisons d’espérer ? 

    Il est notoire qu’en matière de mode  comme de comportements, ce qui se fait aux Etats-Unis met une dizaine d’années pour se propager en Europe.

    Dès lors, il est envisageable d’imaginer, avec prudence, ce qu’il en sera chez nous en observant ce qui se fait là-bas.

    En l’occurrence, on assiste chez les Américains depuis quelques années, à un recul de la « révolution sexuelle » commencée dans les années 60. Nombreux sont ceux qui ont soif de changement car il y a dans le cœur un désir profond de vivre l’amour dans la pureté et non dans la licence.

    Il ne s’agit pas pour autant de tomber dans un optimisme béat concernant l’évolution des mœurs dans notre pays touchant particulièrement le statut de la famille et du mariage.Tout au plus, devons-nous être vigilants et rester fidèles à nos convictions. 

    Si j’en ai appelé à la parole des historiens, des ethnologues et des sociologues, c’est pour souligner le fait que le mariage n’est pas une institution secondaire à laquelle on peut toucher selon « son bon plaisir » et impunément, mais qu’il s’agit d’une institution qui, parce qu’elle est à l’origine de la famille, base de toute société, doit être abordée avec beaucoup de soins et d’attention.

    C’est aussi pour rappeler que la Bible qui nous en donne les fondements, n’est pas un livre démodé et poussiéreux mais qu’elle est d’une pertinence, d’une clairvoyance et d’une actualité qui étonnera tout lecteur tant soit peu curieux, et dans tous les cas, désireux d’approfondir, et sa culture, et sa connaissance des choses de la vraie vie.

    Il découvrira alors que la Bible qui reste toujours le best-seller, est un livre éminemment moderne. 

    Postface : 

    Nous sommes en 2012, soit 24 ans après la rédaction de cet article.

    Il t’appartient, cher lecteur, de juger de sa pertinence en regard de l’évolution de notre société qui s’apprête à subir de profonds bouleversements, et d'agir en conséquence.

     

    Bien amicalement

     

                                                                        Jean-Marc Ausset, Saturargues le 08/11/2012

     

     

     

     

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